Le soir peu avant 20h00 à la fermeture du bureau de vote, le bureau de vote d'à côté vit arriver un vieil homme en fauteuil roulant accompagné de deux personnes. Le directeur du bureau de vote d'à côté nous appela et la directrice du bureau de vote alla le voir, l'homme avait sa carte d'électeur et pour tout papier d'iddentité sa carte de bibliothèque. Cas de conscience, devaient-ils le voter ? Certes non, mais ils l'ont fait.
Après cette longue journée et refroidis par la nourriture infecte qui nous était apportés, il s'agissait maintenant de dépouiller les voix. Toute la journée j'avais demandé aux jeunes et aux un peu moins jeunes s'ils pouvaient venir dépouiller à huit heures. La directrice disait à certains que le dépouillement durerait 20 minutes. Même s'il vaut mieux donner des durées optimistes aux gens pour les faire venir, il ne faut pas leur donner des données farfelues, je disais plus raisonnablement qu'il durerait une bonne heure et effectivement le dépouillement dura un peu moins de deux heures.
J'ai tenu à accompagner la directrice du bureau de vote jusqu'à la mairie. De plus je savais qu'un petit buffet serait servi et j'avais faim, je ne m'occupais pas de l'urne et laissait la corvée à la directrice, d'ailleurs c'était son boulot.
Le buffet était très appétissant, nous n'étions pas des V.I.P et je m'attendais à quelque chose d'un peu plus "chips-jus d'orange". Il n'en était rien, il y avait du vin, bon selon moi, du champagne, de la charcuterie, des salades, du très bon fromage et beaucoup d'autres choses. On avait pas le droit de se servir nous-mêmes, des serveurs se tenaient derrière le buffet pour cela.
Quelques temps plus tard, j'ai lu un article du Canard enchaîné sur les frais de réceptions de certains maires parisiens qui battaient des records. C'est vrai, je l'ai constaté de mes propres papilles, ils mettent les petits plats dans les grands.
dimanche 22 avril 2007
Etre assesseur, partie III (le soir)
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